▪ Sociologie de l’Union européenne
▪ Groupes d’intérêt, lobbying, société civile
▪ Syndicalisme et organisations professionnelles
▪ Sociologie des pratiques de défense et de représentation des intérêts auprès de l’Union européenne
• La formation syndicale au niveau européen (dans le cadre du projet
Formasynd )
Sociologie de l’institution prud’homale (Les conseillers prud’hommes et leurs pratiques judiciaires)
Site
▪ Agrégée de sciences sociales (1994),
▪ Docteur en science politique de l’EHESS (2000),
▪ Maître de conférences à l’IEP de Strasbourg (2000-2005),
▪ Maître de conférences à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de l'Université de Lille II (depuis 2005)
▪ Institutions et politiques de l’Union européenne (L3 Science politique)
▪ Epistémologie et méthodologie des sciences sociales (M1 Science politique)
▪ Politiques publiques européenne (M1 Science politique)
▪ Le lobbying européen (M2 Science politique Action publique européenne et internationale)
•(dir.) avec Laurent Willemez, Les prud'hommes. Actualité d'une institution bicentenaire, Bellecombes-en-Bauges,
Editions du Croquant, 2008, 256 pages. ISBN : 978-2-9149-6835-5

Ils sont un peu moins de 15 000, répartis dans les 263 conseils de prud’hommes que compte la France, à rendre la justice du travail. Salariés ou employeurs, actifs ou retraités, appartenant à l’ensemble des branches professionnelles de l’économie française, ces magistrats ne ménagent pas leur peine pour faire respecter le droit du travail et pour défendre les droits des salariés comme ceux des employeurs.
Ils restent pourtant dans l’ombre, largement méconnus, comme si les prud’hommes se réduisaient aux jugements qu’ils rendent ou aux résultats électoraux qui, tous les cinq ans, permettent de mesurer des rapports de force entre les différentes organisations syndicales et professionnelles.
Qui sont les conseillers prud’hommes ? Quels mobiles les ont poussés à briguer un mandat prud’homal ? Comment s’investissent-ils dans ce rôle, à la fois judiciaire et syndical ? Avec quels moyens et quelles convictions ? Quels soutiens peuvent-ils attendre de la part de l’institution prud’homale, des organisations professionnelles et syndicales ainsi que des professionnels de la justice ? Quels obstacles ont-ils à surmonter pour exercer leur magistère?
Réalisé à partir d’un colloque réunissant des juristes, des historiens, des politistes et des sociologues, cet ouvrage présente les premiers résultats d’une enquête sur le fonctionnement de cette institution dont l’originalité n’a pas fini d’alimenter les discussions sur la place des organisations syndicales et professionnelles dans les relations sociales et sur leur rôle dans la défense des droits des salariés. L’ambivalence du rôle de conseiller prud’homme, salarié comme employeur, est au coeur de cet ouvrage qui tente de mieux comprendre les logiques du mandat prud’homal, l’identité des conseillers et leurs pratiques de jugement qui articule leur appartenance au monde du travail et de l’entreprise, leur engagement syndical et leur compétences judiciaires.
Ont contribué à cet ouvrage : Thomas Brugnot, Diane Delacourt, Florence Gallemand, Tiennot Grumbach, David Hamelin, Claire Lemercier, Hélène Michel, Norbert Olszak, Emmanuel Porte, Nicolas Swierczek, Jean-Philippe Tonneau, Benoît Verrier, Laurent Willemez.
•La cause des propriétaires, Etat et propriété en France, fin XIXe - XXe siècle
Paris,
Belin, « socio-histoires », 2006, 319 pages.
13,5 x 21,5 cm, 320 pages, broché, code Belin 004298, ISBN 2-7011-4300-4, code EAN 9782701143002
À la fin du XIXe siècle, les propriétaires sont en déclin économique et social et se voient de plus en plus marginalisés par le pouvoir politique. « Monsieur Vautour » est déjà une légende. Un siècle plus tard, les propriétaires présentent une tout autre figure : bailleurs ou occupants, pavillonnaires ou copropriétaires, accédants à la propriété sociale ou investisseurs à la recherche d’avantages fiscaux, ils font l’objet de nombreuses actions publiques qui visent à augmenter et à entretenir le parc de logements. Comment expliquer la transformation et la pérennisation de ce groupe et, dans le même temps, sa reconnaissance comme un acteur de la politique du logement? Ce destin des propriétaires est le résultat d’une rencontre improbable entre d’un côté l’État, qui peu à peu fait de la propriété privée un objet d’intervention publique, et de l’autre des organisations de défense qui, depuis la fin du XIXe siècle, promeuvent le rôle économique et social des propriétaires, assurant ainsi la mobilisation et la cohésion d’un groupe de plus en plus hétérogène. Empruntant à la sociohistoire des groupes sociaux, à l’analyse des politiques publiques et à la sociologie de l’action collective, ce livre étudie l’émergence et le devenir d’un groupe d’intérêts. Tout en mettant en évidence le rôle de l’État dans la structuration de ce groupe et la reconnaissance de ses intérêts, il montre comment les défenseurs des propriétaires parviennent à formaliser leurs intérêts en cause et à doter ce groupe d’une existence politique et sociale.
▪ (dir.) Lobbyistes et lobbying de l’Union européenne. Trajectoires, formations et pratiques des représentants d’intérêts, Strasbourg,
Presses Universitaires de Strasbourg, Coll. « sociologie politique européenne », 2005, 351 p.
2005 • 24 € 16,5x24 cm
ISBN 13 : 978-2-86820-289-5
ISBN 10 : 2-86820-289-6
Qu’y a-t-il de commun entre un syndicaliste, un militant des droits de l’homme, un consultant en affaires publiques, un porte-parole d’une fédération professionnelle, un salarié d’une ONG ou un représentant étudiant ? Les organisations dans lesquelles ils travaillent sont différentes, les intérêts qu’ils défendent souvent divergents, ils n’ont pas accédé à ces postes par les mêmes voies ni avec les mêmes titres et leur trajectoires professionnelles, passées et futures, ne se ressemblent guère. Malgré ces différences fortes, les enquêtes rassemblées dans cet ouvrage montrent qu’ils exercent un même métier. Qu’ils se proclament « lobbyistes » ou qu’ils refusent le terme au profit d’autres, jugés moins infamants, qu’ils se revendiquent « militants » ou qu’ils se disent « simple porte-parole », tous participent à la défense et à la représentation d’intérêts auprès de l’Union européenne. Comment s’effectue ce travail de lobbying qui recouvre un ensemble de tâches variées, parfois ingrates et souvent secrètes ? Comment les ressources dont disposent ces acteurs, les compétences qu’ils ont acquises au cours de leur carrière, les convictions professionnelles et européennes qu’ils se sont forgées influencent-elles leurs pratiques ?
En réunissant une douzaine d’enquêtes menées dans des organisations aussi diverses que la Confédération européenne des syndicats, le Lobby européen des femmes, Amnesty International, l’Union tchèque des femmes, l’European Student Information Bureau, le Comité des organisations professionnelles agricoles, des associations de défense des travailleurs frontaliers, le conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux, ce livre se propose de répondre à ces questions. Il rend ainsi compte de la structuration professionnelle d’un groupe – les lobbyistes – et apporte un éclairage original sur l’une des dimensions caractéristiques du fonctionnement concret de l’Europe politique – le lobbying.
Ont contribué à cet ouvrage : Sophie Béroud, Aude Cavaillé, Olivier Costa, Maxime Forest, Geneviève Génicot, Philippe Hamman, Marie Hrabanski, Hélène Michel, Sébatien Michon, Michel Offerlé, Eric Poinsot, Andy Smith, Benoît Verrier, Anne-Catherine Wagner.
2007
• « Interest Groups », « Lobbying », « Civil society », in Bruter (Michaël) & Déloye (Yves), eds.,
Encyclopaedia of European Elections, Londres, Palgrave Macmillan, mars 2007.
•« Les groupes d’intérêt et la consultation sur le Livre Blanc : objectivation et institutionnalisation de ‘la société civile’ », Delassalle (Marine) et Georgakakis (Didier), dir., La « nouvelle gouvernance européenne ». Genèse et usages politiques d’un Livre blanc, Strasbourg, PUS, 2007, pp.235-253.
• « La « société civile » dans la « gouvernance européenne ». Eléments pour une sociologie d’une catégorie politique »,
Actes de la recherche en sciences sociales, mars 2007, pp.30-37.
• « La démocratie participative à la Commission européenne : une chance pour les groupes d’intérêt ? Le Livre blanc sur la gouvernance européenne à l’épreuve », in Neveu (Catherine), dir., Cultures et pratiques participatives : perspectives comparatives, Paris, L’Harmattan, 2007, pp.157-173.
• (avec Laurent Willemez), « Introduction. Justice professionnelle, justice non professionnelle : rapports ordinaires à la justice et questions de frontières », in Michel (Hélène) et Willemez (Laurent), dir., La justice au risque des profanes, Paris, PUF/Curapp, 2007
• « Les carrières prud’homales au prisme de la justice. Distance au rôle judiciaire et redéfinition de pratiques sociales », in Michel (Hélène) et Willemez (Laurent), dir., La justice au risque des profanes, Paris, PUF/Curapp, 2007.
2005
▪ Notices « Groupes d’intérêt », « Lobbying », « société civile », in Déloye (Yves), dir.,
Dictionnaire des élections européennes, Economica, 2005, p.346-351, p.434-438, p.613-615.
▪ « Un groupe en pratiques, Pratiques d’un groupe », in Michel (Hélène), dir., Lobbyistes et lobbying de l’Union européenne. Trajectoires, formations et pratiques des représentants d’intérêts, Presses universitaires de Strasbourg, coll. « sociologie politique européenne », 2005, pp.9-21.
Voir texte
▪ « Former au public affairs. Défense et illustration d’une profession », in Michel (Hélène), dir., Lobbyistes et lobbying de l’Union européenne. Trajectoires, formations et pratiques des représentants d’intérêts, Presses universitaires de Strasbourg, coll. « sociologie politique européenne », 2005, 169-194.
▪ « Une reconfiguration du jeu politique par le droit. Défense du droit de propriété et saisine du Conseil constitutionnel », in Israël (Liora), Sacriste (Guillaume), Vauchez (Antoine) et Willemez (Laurent), dir.,
Sur la portée sociale du droit. Usages et légitimité du registre juridique, Paris, PUF, CURAPP, 2005, 171-185.
2004
▪ « Satisfaire son public au risque de le désenchanter ? Le cours de ‘Science politique de l’Europe’ à l’IEP de Strasbourg », Politique européenne, n°14, «Enseigner l’Europe », automne 2004, pp. 81-103.
2003
▪ (dir.) Groupes d’intérêt et recours au droit, Sociétés contemporaines, n°52, 2003.
▪
« Pour une sociologie des pratiques de défense : le recours au droit par les groupes d’intérêt », Sociétés contemporaines, n°52, 2003, pp.5-16.
▪ « Histoires croisées et usages concurrents d’un dispositif public : La Commission nationale des rapports locatifs 1981-1986», in Laborier (Pascale), Trom (Danny), dir.,
Historicités de l’action publique, CURAPP, PUF, 2003, pp. 185-206.
2002
▪ « Le droit comme registre d’européisation d’un groupe d’intérêt. La défense des propriétaires et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne», Politique européenne, n°7, printemps 2002, pp. 19-42.
▪ (avec Laurent Willemez) « Investissements savants et investissements militants du droit du travail : syndicalistes et avocats travaillistes dans la défense des salariés », in Hamman (Philippe), Méon (Jean-Matthieu), Verrier (Benoît), dir., Discours savants, discours militant. Mélange des genres, Paris, L’Harmattan, 2002, pp. 153-175.
Voir texte
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Sous la direction d'Hélène Michel et Laurent Willemez
Sous la direction de Hélène Michel et Laurent Willemez
Editions du Croquant - Collection : Champ social
ISBN : 978-2-9149-6835-5 • Prix : 22€ • Pagination : 256 pages
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