Journée d'études SERIES TELEVISEES ET SCIENCES SOCIALES

Vendredi 26 septembre 2014 de 9h à 18h
Amphi Cassin, Campus Moulins, Université Lille 2

Manifestation organisée par les étudiants du Master Recherche de science politique, sous la coordination scientifique et pédagogique de Rémi Lefebvre, professeur de science politique à l'Université Lille 2.


PROGRAMME


9h : ACCUEIL

9h30 : INTERVENTION INTRODUCTIVE
Jean-Pierre Esquenazi, professeur des Universités, équipe Marge (Lyon 3),
« Les séries télévisées, un art de la programmation »

1ère SESSION - LES METHODES D'ANALYSE DES SERIES
Clément Combes, docteur en sociologie,
« Histoire, terrains et méthodes de la sociologie de la réception des séries TV »
Muriel Mille, docteure en sociologie, postdoctorante au CMH, CNRS-ENS-EHESS,
« Du côté de la production. Analyser la fiction en train de se faire. Sociologie de la fabrication de Plus Belle La Vie »
Fabien Truong, sociologue, Paris 8,
« Ce que the Wire apprend aux sciences sociales, comment apprendre les sciences sociales avec The Wire »

Pause du midi

14h : 2ème SESSION - LE POPULAIRE DANS LES SERIES
Echanges avec Nassim Ben Allal, scénariste de « Plus belle la vie »
Lilian Mathieu, directeur de recherche au CNRS, ENS Lyon,
« Columbo et les incarnations du capital »
Julien Talpin, chargé de recherche CNRS, Lille 2 CERAPS,
« Le rapport des classes populaires au politique dans The Wire »

INTERVENTION CONCLUSIVE
Anne-sophie Béliard, doctorante, CIM - équipe MCPN, Université Sorbonne Nouvelle,
« Des séries et des critiques. Formes et processus de la reconnaissance culturelle des séries en France »

 

Séminaire LE COMMUNITY ORGANIZING

Le community organizing suscite un réel engouement en France depuis quelques années de la part de tous ceux qui s’intéressent aux quartiers populaires. Des colloques ont été organisés, des rapports lui ont été consacrés. Il fait l’objet d’un intérêt croissant dans les milieux du travail social et de la politique de la ville, en quête de renouveau face à des pratiques qui s’essoufflent. Cet engouement français fait suite à l’élection de Barack Obama en 2008, qui a contribué à redonner de l’attrait à une pratique jusqu’alors peu visible, et à l’exportation de cette méthode sur d’autres continents, notamment en Europe. Les travaux en langue française sur la question sont pourtant rares, à l’exception de la référence à Saül Alinsky, père fondateur de cette mouvance, qui a fait l’objet de plusieurs ouvrages récents. 

« Empowerment », « pouvoir d’agir », « remettre les gens en mouvement », « travail social communautaire » ou « community organizing » apparaissent ainsi comme les nouveaux mots d’ordre face au désenchantement à l’égard de la démocratie participative et aux formes plus instituées de concertation. A l’image de la notion d’empowerment, celle de community organizing est employée de façon très variable, renvoyant souvent à des pratiques et des conceptions du politique distinctes.

L’objectif de ce séminaire est d’interroger cet attrait pour le community organizing, d’éclairer les modalités de circulation internationale de ces pratiques afin notamment de comprendre si elles sont  transposables en France. Qui sont les vecteurs de ces transferts d’innovations politiques et de répertoires militants ? Quel rapport aux institutions et au changement social est véhiculé par ces « organisations communautaires » ? Comment s’articulent conflit, rapport de force et délibération dans les campagnes des organisations communautaires ? En quoi le répertoire d’action du community organizing s’avère-t-il efficace pour mobiliser les catégories populaires ? La recherche d’efficacité des campagnes rentre-t-elle en tension avec les visées d’émancipation des personnes ? Quelle place occupent les congrégations religieuses dans cette forme de mouvement social ? La centralité des institutions religieuses et de la notion de « communauté » dans la tradition américaine du community organizing rend-elle une greffe inconcevable en France ? Et pourtant, les pratiques d’éducation populaire ne s’apparentent-elles pas parfois à des formes de community organizing ? Voici quelques unes des questions qui animeront nos réflexions au cours de ce séminaire.


PROGRAMME  
Séance 1. La mode du community organizing. Succès des termes, ambigüité des pratiques
Jeudi 30 janvier, 14h-18h                                                   
Université Lille 2, Ceraps. Salle R.3-48

• Introduction générale
• Karel Yon (CNRS/Ceraps) : L’usage du community organizing dans le renouveau syndical américain
• Hélène Balazard (ENTPE / Rives - CEREMA) : L’exportation du Broad-Based Community Organizing en dehors des Etats-Unis : l’exemple de London Citizens
• Julien Talpin (CNRS/Ceraps) : Au-delà d’Alinsky. Trois modèles de community organizing à Los Angeles 
• Discussion: Catherine Neveu (CNRS/Tram-IIAC)

Séance 2. La circulation internationale du community organizing.
Jeudi 13 février, 14h-18h                                        
Université Paris Ouest, Nanterre. Salle T206

• Anaïk Purenne (ENTPE / Rives) : Les organisations communautaires canadiennes : émergence, développement et rapport aux institutions
• Luc Rabouin (Centre d’écologie urbaine de Montréal) : Le mouvement communautaire au Canada et sa diffusion dans le développement social local en France
• Bruno Tardieu (délégué national ATD Quart-Monde-France) : Alinsky et Wresinski, même combat ? Retour sur dix ans de présence et d'action de terrain avec ATD Fourth World Movement à New-York et Boston
• Discussion : Yves Sintomer (Paris 8 / CSU-CRESPPA/IUF)  

Séance 3. Education populaire : quelles affinités avec le community organizing ? 
Jeudi 13 mars 14h-18h                                           
Université Paris Ouest, Nanterre. Salle T206

• Jean-Claude Richez (INJEP) : L’éducation populaire : une tradition proche du community organizing
• Frédéric Chateigner (SAGE - Université de Strasbourg/CNRS) – à confirmer : La trajectoire de la référence à Alinsky en France
• Denise Ventelou (Institut de Formation en Travail Social ADES) : Travail social communautaire en France, un chantier d’envergure
• Discussion : Maxime Vanhoenacker (CNRS/Tram-IIAC)  

Séance 4. Le community organizing en France, est-ce possible ?
Jeudi 3 avril, 14h-18h                                                         
Université Paris Ouest, Nanterre. Salle T206

• Leyla Arslan (Sciences Po), travaillant avec l’’association Graines de France : Religion, ethnicité, quartier : sur quelles bases mobiliser ?
• Ladji Real (Studio Praxis / Stop le contrôle au faciès) : L’importation du Issue-Based Community Organizing en France.
• Adrien Roux (Echo / Alliance citoyenne) : « L’Alliance citoyenne » à Grenoble, retour sur une des premières expériences de Broad Based Community Organizing en France.
• Discussion: Marie-Hélène Bacqué (Université Paris Ouest-Nanterre/Mosaïques)

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Séminaire organisé par :
Marie-Hélène Bacqué (Université Paris Ouest-Nanterre/Mosaïques),
Hélène Balazard (ENTPE/Rives),
Marion Carrel (Lille 3/Ceries),
Julien Talpin (CNRS/Ceraps)

Laboratoires partenaires : Ceraps, Ceries, Mosaïques, Rives.


OPEN FORUM

Jeudi 12 décembre 2013
Université Lille 2 - Campus Moulins - Amphi Cassin
Quand la société civile fait de la recherche.
Bilan et perspectives. Les projets de recherche participative en Europe.

 

What’s an open forum ?
The open forum technology was created 20 years ago, during a conference on organizational transformation.  At their arrival, participants only knew when the meeting would start and end, and what its general thematic was. There was no agenda, no organizational committee. There were only 85 people sitting in circle. Two hours and a half later, an agenda was settled, including numerous workshops, each of them having a president, a time schedule a meeting room and a list of participants.
What is at stake here is simplicity. When someone wished to address one question, he or she could write a short description on a board, announced his/her question around and sat.  When nobody anymore had something to add to the board, the people who suggested the theme choose a place and time, and anybody interested could register.
During the next years, the open forum was largely used. Today the experience was reproduced many times, by groups of 5 as well as 1000 participants. The participants come from Fortune 500, African or Indian villages, religious communities, universities, NGOs, Governmental organizations and towns. They are rich, poor, well educated or not, academics, politicians, ordinary citizens etc.
Very diverse groups work out extremely complex questions in a very short period of time, without any planned agenda. In an Open Forum, working groups are auto organized, leadership is shared and diversity is perceived as a precious resource.
The principles of an open forum are  :  
1)  Anybody who applies is the right person. This principle recalls to the group members that to achieve a goal you do not necessarily need 10000 persons plus the CEO. What are needed are motivated and concerned people. When applying they show their motivation.
2) What happens is what should happen. This principle help people concentrating on now and here and wipe out the “we should have”, “we ought to’… What exists is the only thing that exists now.      
3) The best starting moment is when it starts. This principle recalls that inspiration and creativity seldom depend on what time it is. This occurs or does not occur when it’s time.
4) Last : When it’s over it’s over. Don’t waste your time. Do what you have to do and when you have finished, do something even more useful.  

The law is what one calls the “two feet” law. It simply states that anytime you fell you’re not learning nor contributing to anything, use your feet and go somewhere you like better. You might join another group or go outside enjoying sunshine.  

References : H.H. Owen, Expanding Our Now: The Story of Open Space Technology (Berrett-Koehler, 1997.).  

Informations et registrations  Télécharger le fichierAnne-Laure Thévenot


Journée d'études SORTIR LA NUIT. Rapports sociaux de sexe, perceptions et usages nocturnes des espaces publics

Le mardi 26 novembre 2013 de 9h à 18h aura lieu la Journée d'études SORTIR LA NUIT. Rapports sociaux de sexe, perceptions et usages nocturnes des espaces publics.

Cette journée est organisée dans le cadre du financement de projets 2013 du GIS Institut du Genre.

PROGRAMME: 
Panel I – Restitution de l’enquête lilloise
Panel II – Evaluer et mesurer les violences sexistes dans les espaces publics
Panel III – Actions publiques et (re)structuration des espaces urbains
Panel IV – Interroger les genres et les identités
Télécharger le fichierRetrouvez l'intégralité du programme via ce lien.

Comité d’organisation : Camille Guenebeaud (TVES, Lille 1), Aurore Le Mat (CERAPS, Lille 2), Gwenola Ricordeau (Clersé, Lille 1) et Sidonie Verhaeghe (CERAPS, Lille 2).
Contact : Télécharger le fichierequipe.envs.lille(at)gmail.com


Séminaire Les politiques de la nuit

Le Ceraps coordonne un programme de recherches sur la nuit en partenariat avec l’association Koan et le soutien du Conseil régional du Nord.  
L’objectif est d’étudier comment se superposent ordre public, ordre sanitaire et ordre social dans la ville nocturne, en faisant aussi l’hypothèse qu’à la manière du « clair-obscur » en peinture, la nuit peut éclairer le jour.  

La nuit a déjà fait l’objet de travaux de sciences sociales qui seront discutés et débattus pendant le séminaire-débat que nous organisons. Pour autant, dans les différentes sciences sociales qui analysent le politique, il est très souvent sous-entendu que les activités constitutives de cette sphère d’activité (manifestations, discours, élections…) se dérouleraient le jour. Implicitement définie comme le temps de l’inactivité, du repos ou de la fête, la nuit a dès lors été peu investie comme objet de recherche par ces sciences sociales.    

L’originalité de ce projet de recherche consiste alors à appréhender cette séquence temporelle à travers une multitude de focales, qui la constitue en autant d’objets d’investigation.
La nuit peut d’abord être considérée comme un ensemble d’enjeux particuliers de politiques publiques locales. Avec le développement des pratiques sociales et des lieux de sociabilité nocturnes, les pouvoirs publics se trouvent fréquemment investis du rôle d’arbitre entre des intérêts différemment affectés par les activités nocturnes (riverains, commerçants, usagers, ordre public festif…).
La nuit apparaît comme une catégorie floue et fluctuante de l’action publique (quels horaires? quels indicateurs?). Si un individu peut dire « Il fait nuit » en constatant le coucher du soleil, les normes et catégories de l’action publique disponibles montrent que l’ « ordre nocturne » commence à des heures différentes, variables selon les lieux, et finit dans un dégradé d’heures accompagnant le lever du jour. La nuit politique et la nuit sociale ne sont donc pas assimilables à la nuit solaire.
La nuit suppose un entrelacement de politiques publiques. Les « heures sombres » sont concernées par différents dispositifs, les uns consistant à éclairer l’espace public, d’autres à surveiller, beaucoup à réguler des pratiques, des publics et des espaces. L’absence d’une « politique de la nuit » (explicitement définie comme telle) n’est en rien un obstacle à l’étude des dispositifs en présence, tant de nombreuses institutions continuent d’être actives la nuit.
La nuit, plus que “temps à part”, révèle et accentue les inégalités d’accès aux espaces. Les représentations de la ville et les usages des espaces urbains varient le jour et la nuit. Ces derniers sont profondément marqués par des clivages sociaux, notamment de sexe, de classe socio-économique et d’âge. Si elle est « habitée » par des publics et certaines pratiques spécifiques, la nuit semble surtout favoriser une exacerbation de la perception des risques, non sans conséquences sur la mobilité nocturne des individus, en particulier des femmes et des homosexuel-les.

PROGRAMME DU SEMINAIRE Politiques de la nuit  
• Séance n°1.  Jeudi 10 octobre 2013, 14h00
Autour de la nuit : réflexion sur les modalités de l’enquête ethnographique collective
Invité : Howard Becker, sociologue  
• Séance n°2. Jeudi 28 novembre 2013, 14h00
Autour des activités nocturnes
Invitée : Anne-Gael Bilhaut, Ethnologue  
• Séance n°3. Jeudi 20 février 2014, 14h00
Autour de la sociologie des métiers de la nuit : hôtels et restaurants
Invités : Fabien Eloire, Thibaut Menoux, Sociologues  
• Séance n°4. Jeudi 27 Mars 2014
Autour de l’approche socio-spatiale de la nuit
Invité : Luc Gwiazdzinsky, géographe  
• Séance n°5. Mardi 15 Avril 2014
Autour de l’approche historique de la nuit
Invité : Alain Cabantous, historien

L’équipe de recherche  
• Thomas Alam, maître de conférences en science politique, CERAPS, Université lille 2.
• Rafael Cos, doctorant en science politique, CERAPS, Université Lille 2
• Guillaume Courty, professeur de science politique, CERAPS, IEP de Lille
• Antonio Delfini, doctorant en sociologie, CLERSE, Université de Lille 1
• Fabien Desage, maître de conférences en science politique, CERAPS, Université lille 2 / Université de Montréal
• Anne-Cécile Douillet, professeure de science politique, CERAPS, Université Lille 2.
• Hélène Duffuler-Vialle, doctorante en  Histoire du droit, CHJ, Université Lille 2.
• Camille Guenebeaud, doctorante en géographie, TVES, Université Lille 1
• David Guéranger, ingénieur de l'École Nationale des Travaux Publics de l'État, LATTS
• Nicolas Kaciaf, maître de conférences en science politique, CERAPS, IEP de Lille
• Rémi Lefebvre, professeur de science politique, CERAPS, Université Lille 2
• Aurore Le Mat, doctorante en science politique, CERAPS, Université Lille 2
• Julien O’Miel, doctorant en science politique, CERAPS, Université Lille 2
• Manu Schotté, maître de conférences en sociologie, CERAPS, Université lille 2
• Sidonie Verhaeghe, doctorante en science politique, CERAPS, Université de Lille 2


Journée d'études L'intersectionnalité. Au croisement des rapports de domination

Vendredi 27 septembre 2013 de 9h00 à 18h00
Amphi Cassin puis Amphi F - Campus Moulins - Université Lille 2

Manifestation organisée par les étudiants du Master 2 Sciences Po, sous la coordination scientifique de Rémi Lefebvre, professeur de science politique à l'Université Lille 2.


PROGRAMME

9h00: Accueil (amphi Cassin)
9h30: Mot d’accueil de Rémi Lefebvre (Professeur de science politique)
Introduction générale par Danièle Kergoat (Directrice de recherche au CNRS)
« Du croisement des rapports sociaux et des concepts disponibles sur le marché sociologique »

10h30: TABLE RONDE 1 - L'ACCES AU LOGEMENT DES MULTI-DOMINÉ-E-S (amphi Cassin) sous la présidence de Rémi Lefebvre
• Jean Luc Van Destienne (Chargé de missions « Politiques sociales » à l’Association Régionale pour l’Habitat du Nord-Pas de Calais)
« L'attribution des logements sociaux en France: un état des lieux »
• Anne Lambert (Docteure en sociologie, AGPR, ENS)
« Ce que la propriété fait aux rapports sociaux de sexe, de classe et de race. Le cas des espaces périurbains populaires »
• Olivier Vilt (Cadre socio-éducatif de l’équipe d’intervention lilloise du programme « Un Chez-soi d’abord »)
« Logement et souffrance psychique: apports et limites d'une approche trans-disciplinaire dans les politiques de logement »

12h30: Pause déjeuner

14h00: TABLE RONDE 2 - INTERSECTIONNALITE ET MILITANTISME (Amphi F) sous la présidence de Guillaume Courty
• Astride Charles (Etudiante en Master 2, Paris 8)
« Mettre fin aux identités antinomiques : l’intersectionnalité comme réponse politique aux luttes d’émancipation des femmes noires »
• Virginie Blum (Doctorante en sociologie, centre Max Weber)
« De l'imbrication des rapports sociaux: une mise en réflexion de deux constructions théoriques féministes pour penser la pratique militante »
• Alexandre Jaunait (MCF science politique à la Faculté de droit de Poitiers & Chargé d’enseignements à Sciences Po)
« Liaisons historiques, liaisons théoriques ? Les rapports entre espaces militants et espaces académiques au cœur des théories de l’intersectionnalité ».

15h45: TABLE RONDE 3 - INTERSECTIONNALITE ET CONVERGENCE DES LUTTES (Amphi F) sous la présidence de Anne-Cécile Douillet
• Marion Martel et Mounir Othman (Militants du T’OP!)
« Le théâtre de l’opprimé, un outil pour se questionner sur les
rapports de dominations »
• Jessy Cormont (Sociologue et responsable de l'association P.H.A.R.E.)
« Convergence et impasse des luttes et des savoirs : les inavouables fractures de "race", de classe, de sexe »
• Xavier Dunezat (Enseignant de Sciences économiques et sociales
en lycée public - Rennes)
« La division du travail militant dans les mobilisations de sans-papiers : un ressort ou un obstacle à la conscientisation »


Journée d'études La probation en France. Le milieu ouvert entre permanence et changement

Vendredi 14 juin 2013 de 9h30 à 18h
Université Picardie Jules Verne
Journée d’étude CURAPP - CESDIP - CERAPS

Axe 1 : Recompositions contemporaines
Présidence : Xavier de Larminat
Discutant : Christian Mouhanna
• Ludovic Jamet, Philip Milburn : Les évolutions récentes des pratiques de probation saisies dans leur milieu institutionnel et professionnel.
• Pascal Décarpes : La probation allemande face aux mutations pénales. Entre control, cure et care.

Axe 2 : Reconfigurations institutionnelles
Présidence : Juliette Soissons
Discutant : Patrick Lehingue
• Roxane Kaspar : La territorialisation des politiques pénales nationales. La mise en œuvre des aménagements de peine en Franche-Comté.
• Alexia Jonckheere : La routine, au service de la rationalisation ?

Axe 3 : Mutation des rationalités
Présidence : Hakim Bellebna
Discutant : Jean-Gabriel Contamin
• Gérard Lambert : L’aide et la contrainte. Le vocabulaire de la probation à la française.
• Olivier Razac, Fabien Gouriou, Grégory Salle : Les rationalités de la probation française.

Axe 4 : Evolution des prises en charge
Présidence : Emilie Dubourg
Discutant : Virginie Gautron
• Valérie Moulin : Les groupes de paroles de prévention de la récidive au sein des SPIP : entre théorie et adaptation pratique.
• Philippe Pillonel, Simon Gabaglio : Le Processus actif de gestion du risque et d’encouragement à la désistance (PAGRED)

Comité d’organisation
Hakim Bellebna, Université de Lille II, CERAPS
Emilie Dubourg, Université de Nantes, Droit & Changement Social
Xavier de Larminat, Université de Versailles - Saint-Quentin, CESDIP
Juliette Soissons, Université de Picardie, CURAPP


Colloque international "E-révolutions et révolutions. Résistances et résiliences"

Le colloque international "E-révolutions et révolutions. Résistances et résiliences" aura lieu les 20 et 21 décembre 2012 à Lille.

Manifestation organisée par Jean-Jacques Lavenue, responsable scientifique (CERAPS)
avec la participation de : CERAPS, CNRS, Université Lille 2, Faculté de Sciences Juridiques, Politiques et Sociales, Sciences Po Lille, PRES, Université Ain Shams (Egypte), Université de Murcia (Espagne), Université de Morelos (Mexique), Université de Tunis El Manar (Tunisie)

Ouvert au public sous réserve de place disponible.

Informations : jean-jacques.lavenue(at)un
iv-lille2.fr


Colloque international "Collectivités, Territoires et Santé, Regards croisés sur les frontières de la santé"

Le colloque international "Collectivités, Territoires et Santé, Regards croisés sur les frontières de la santé" aura lieu les 13, 14 et 15 décembre 2012 à Lille.

Le programme et les modalités d'inscriptions sont disponibles sur le site:
Lien externe - Ouverture dans une nouvelle fenêtrehttp://<wbr></wbr>colloquesantecollectivites.<wbr></wbr>univ-lille2.fr/
Informations : colloquesantecollectivites(at)univ-lille2.fr

Manifestation organisée par Thomas Alam, Marion Gurruchaga et Jacques Hardy(CERAPS)
et financée par: CERAPS, GRALE, CNRS, Université Lille 2, Faculté de SciencesJuridiques, Politiques et Sociales, Conseil Régional du Nord Pas-de-Calais, ConseilGénéral du Nord, Ville de Lille, IDP de l'Université de Valenciennes, IPAG,Sciences Po Lille, Ecole Doctorale des Sciences Juridiques, Politiques et de Gestion,PRES, Barthélémy Avocats


 

Colloque S'engager dans les espaces publics : participation politique et engagements multiples

Jeudi 5 et vendredi 6 avril 2012
CERI - Sciences Po Paris


Ce colloque est organisé dans le cadre du projet « Processus et acteurs latino-américains de la participation politique » financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et par l’Institut de recherche du développement (IRD). Ce projet a analysé les formes diverses de la participation politique tant dans des expressions contestataires que dans des arènes de démocratie participative, et interrogé les articulations entre acteurs engagés, structures d’encadrement et de mobilisation (partis, associations) et pouvoirs publics, dans une perspective comparée.

Lien externe - Ouverture dans une nouvelle fenêtrePlus d'informations

 

 

Colloque "Le peuplement, catégorie insaisissable des politiques urbaines ?"

17 et 18 Novembre 2011 - Université Jean Monnet, Saint-Etienne (1ère journée) et ENS de Lyon (2nde journée)
Colloque co-organisé par les laboratoires CERAPS (CNRS UMR 8026/Université Lille 2) et TRIANGLE (CNRS UMR 5206, ENS, UJM Saint-Etienne, Université Lyon 2, IEP Lyon).

Comité d’organisation :


Fabien Desage (MC Science politique, Université Lille 2, CERAPS)
Christelle Morel Journel (MC Géographie, UJM Saint-Etienne, CRENAM)
Valérie Sala Pala (MC Science politique, UJM Saint-Etienne, TRIANGLE)

Présentation

Ce colloque s’inscrit dans le cadre du projet ANR SPACECONTROL (programme « Espace et territoire », édition 2010 ; coordinateur : Dominique Duprez), qui vise à comprendre les logiques et dynamiques du contrôle socio-spatial des classes populaires (et en particulier des jeunes). L’un des axes du projet vise à analyser le « peuplement » comme catégorie des politiques urbaines et à le saisir au moyen de méthodes diverses (allant de la comparaison internationale à l’approche socio-historique et micro-locale).

A bien des égards, le peuplement peut être qualifié de catégorie insaisissable des politiques urbaines. L’incertitude inhérente à cette catégorie provient de ce qu’elle renvoie le plus souvent à du « non dit », du « non officiel », à des catégorisations silencieuses et des modes d’action discrets (sauf dans certains contextes politiques extrêmes, tels que les politiques d’apartheid, cf. Morange, 2006 ; Houssay, 1999). Cette catégorie est aussi marquée par un déficit de légitimité dans la mesure où les politiques et les choix de peuplement ne se disent pas et subissent difficilement l’épreuve de la justification. Le déficit de légitimité est aussi alimenté par les connotations politiques très fortes, et le plus souvent négatives, de la notion de « politique de peuplement », connotations liées au fait que ces politiques sont justement associées à des contextes politiques d’une grande violence, à des formes de domination extrêmes, par exemple dans le cas des entreprises de colonisation (cas d’Israël et des « colonies de peuplement » aujourd’hui). Pourtant, les chercheurs enquêtant sur des politiques urbaines y compris dans des contextes politiques plus ordinaires et pacifiques sont souvent amenés à constater que le peuplement est construit, même discrètement, comme un enjeu par les acteurs de ces politiques urbaines et que peuvent s’y jouer des formes plus subtiles de contrôle politique, spatial et social.

Pour ces raisons peut-être, peu de travaux prennent aujourd’hui le peuplement comme objet de recherche. De nombreuses recherches actuelles étudient la ségrégation, la « mixité sociale », ou encore les formes de mobilités résidentielles et géographiques. Si ces entrées recoupent partiellement la question du peuplement, elles laissent dans l’ombre de nombreux aspects de celle-ci. En particulier, elles abordent rarement directement la question des intentions, choix et stratégies politiques et celle des représentations sociales et catégorisations qui informent ces intentions et ces choix. L’objectif de ce colloque est ainsi de tenter de faire le bilan des connaissances et d’identifier les chantiers et questions de recherche à venir afin de mieux comprendre comment le peuplement constitue un enjeu des politiques urbaines, au cœur des relations entre espace et politique.

Le terme de peuplement est traditionnellement défini de deux grandes manières : il peut renvoyer soit à un état, soit à une action. Nous le définirons ici dans ce deuxième sens, comme une action consistant à peupler des territoires c’est-à-dire à influencer la composition sociale de ces territoires. L’objet de ce colloque est donc de comprendre en quoi ce peuplement est construit comme un enjeu et un objet des politiques urbaines par les différentes catégories d’acteurs participant à la fabrication de ces politiques, dans des contextes sociaux, historiques et politiques spécifiques, qu’ils soient ordinaires ou « extraordinaires ».

 

 

ESA RN 32 political sociology conference

Citizenship and Democracy: Membership, forms of participation, within and across European territories.

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Research Network 32 – Political Sociology

The European Sociological Association’s Research Network on Political Sociology announces its first mid-term conference, to be held at the university of Lille 2 in France, 4-5 November 2010.

The Research Network is intended as a site for enduring debate and exchange to measure the scale and scope of the ongoing transformation of political order and authority in Europe and beyond. The dynamics of political ordering and re-ordering are a classical research field for comparative sociology. Over the last decades, Europe has increasingly turned into an experimental field for the re-structuring of political order. In particular European integration and the consolidation of supranational authority have made it necessary to re-address these classical themes of sociology. The establishment of a political sociology section is therefore meant as an integrating effort for evaluating the challenges to the Westphalian order of nationstates but also for testing out the opportunities for the consolidation of a new type of political order and its legitimacy. This entails an explicit focus on the advancement of institutional and
organizational theory as well as on democratic theory that are detached from their implicit or explicit nation-state functions. Members include scholars working inter alia on citizenship and governance structures, political institutions, states and communities, political attitudes and forms of political participation and political communication.

The aim of this mid-term conference will be to establish the evolutions of the links between members of political communities, the territories of authority, the evolving forms of democracy, and the ways in which the political is embedded in social, economic, and cultural contexts.

1) Territories and practiced citizenship from the local level to the transnational Euro-context: local democracy, urban segregation and citizenship; citizenship and the nation-state; supranational and transnational forms of citizenship, etc.

2) New forms of participative democracy and transformations of representative democracy: associations, interest groups, political networks, participation in the digital public sphere; political parties and the transformation of political cleavages in a European/global context, protest parties, electoral volatility and voting behavior, etc.

3) Migrants and citizenship in Europe: urban segregation and different spheres of citizenship for migrants; representation of migrants in national party systems; (dissociation of) citizenship and nationality, citizenship and the crisis of national integration models; transnational mobilization and citizenship.

4) Populism in Europe: populism, nationalism, euroscepticism, radical right parties in the new cleavage structure of national party systems, the electorate of radical right parties, etc.


Further information: Contact Virginie Guiraudon and Dietmar Loch